Marennes (Du côté de)

Marennes (Du côté de)

Lou fil dou tan !


328 pages en couleur
Couverture rigide pelliculée
Plus de 1000 photos
Prix : 28 euros



Disponible

Le mot du Maire, Geneviève Ferréol.

 « Du côté de Marennes, lou fil dou tan… » Se pencher sur son passé, fusse-t-il récent, c’est déjà sentir demain.
Le besoin de connaître ses origines, la façon de percevoir les rapports entre individus, de vivre dans un contexte antérieur, nous éclairent sur les choix d’évolution de notre société, de comportement de chacun aujourd’hui.
Se pencher sur son passé, tenter de comprendre les conditions de vie de nos ancêtres, c’est déjà commencer à comprendre notre époque, nos différences, nos voisins, leurs réactions, nos réactions, face aux événements importants pour tous, importants pour nous seulement...

(Nous vous invitons à feuilleter quelques pages de l'ouvrage après avoir cliqué sur la couverture)
 
 
Ce livre se veut surtout être un constat dans lequel par extension, on puisse reconnaître le Dauphiné : notre province, la France : notre identité dans le monde.
Un constat de la vie rurale, déjà sédentarisée, de ces tout derniers siècles, qui donne une impression de stabilité sécurisante autour d’un clocher avec ses artisans, ses commerçants, une impression idyllique dans une société établie.
Il est évident qu’hier comme aujourd’hui les esprits vagabondent, leur créativité déstabilise l’ensemble et tout ou presque se remet en question : quelle chance et quelles souffrances !
C’est la vie.

Merci aux quelques 150 familles qui ont contribué à la réalisation de cet ouvrage et qui ont fait confiance à l’équipe qui a géré le projet : Monique Monneret, Marie- Noëlle Perrier et Jean Pillon.

Merci à Carré Blanc, l’éditeur retenu, qui, par ses conseils, sa réactivité, son expérience a guidé nos choix. Je souhaite que ce livre soit pour les familles ancien nes de Marennes un véritable album de souvenirs et pour les familles plus récemment installées, qu’il soit simplement l’Histoire du monde rural de cette France d’un moment, dont beaucoup sont issus. Je souhaite que ce livre soit une aide dont notre cheminement intérieur. Je cite Alain Dukarski, un poète d’aujourd’hui qui se dit poète itinérant (extrait de Sans logis, n° 204) : « Il est prétentieux d’exister Lorsque l’on n’a rien à offrir Pour le bien de l’humanité Où l’on essaie de se construire… »
Eh bien si ! Lui et nous, nous avons notre passé, passé collectif à offrir afin de mieux construire l’avenir… 


 

LA PREFACE


Écrire un livre


« Respectons les édifices et les livres ; là seulement le passé est vivant, partout ailleurs il est mort. Or le passé est une partie de nous-mêmes, la plus essentielle peut-être. Tout le flot qui nous porte, toute la sève qui nous vivifie, nous vient du passé. Qu’est-ce qu’un arbre sans sa racine ? Qu’est-ce qu’un fleuve sans source ? Qu’est-ce qu’un peuple sans son passé ? »  Victor Hugo

Mon village, ce n’est pas seulement le lieu d’habitation ! Que l’on y soit né ou que l’on soit venu s’y installer ou même que l’on ait dû le quitter, il occupe forcément une place particulière. Il nous touche de près car il s’est identifié à notre nom par l’adresse souvent jointe. Mais il veut devenir plus encore car il ne constitue pas la simple « cité dortoir », que l’on quitte chaque matin pour la retrouver chaque soir ! On ne peut que s’intéresser à lui, à ses habitants, à ceux qui sont nés là et dont les racines sont parfois très anciennes et l’on se prend à l’aimer. Aimer son village, c’est partager, s’intéresser à sa vie, à son entité, à son histoire construite et façonnée au fil du temps.

C’est cette histoire que nous nous sommes mis en tête, ou plutôt que nous avons eu à cœur de vous faire surgir des brumes du sommeil, comme cette diligence qui a traversé le village, chargée de son passé, avant que nous prenions le bus du présent pour repartir vers l’avenir. Nous ne sommes pas des écrivains, encore moins des historiens, mais une équipe très complémentaire, passionnée de notre village et de ses habitants, et plus particulièrement de ses anciens. La bonne volonté, si grande soit-elle, n’est pas suffisante sans une certaine compétence et, humblement, nous ne l’avions pas.

Cependant « à cœur vaillant rien n’est impossible ».
Ce que d’aucuns appellent la chance mais que nous nommerons plus exactement la providence, nous est venue en aide. Certains d’entre nous s’étonnaient que notre village n’ait pas de livre sur son histoire alors qu’autrefois il rayonnait dans un espace beaucoup plus large.
Sur les plans de Lyon en 1914, en lieu et place de la rue Pierre Delore prolongée par l’avenue Francis de Préssensé à Vénissieux d’aujourd’hui, on pouvait voir « route de la Guillotière à Marennes » ! Pour ce qui touche l’histoire locale, à moins d’être un historien reconnu, la réserve et le respect s’imposent. Nous avons vu avec tristesse, disparaître les unes après les autres, les compétences anciennes, ce qui augmentait parallèlement notre devoir – car cela en devenait un – d’écrire le récit de la mémoire du village. Nous disposions d’un gros pécule de photos d’hier et d’aujourd’hui, glanées auprès des anciens ou régulièrement captées au fil des années. La plupart ont été montrées lors de plusieurs projections diapositives. Mais cela ne suffisait pas à faire un livre !

Dans ce contexte très particulier, nous voudrions remercier les Éditions Carré Blanc d’avoir pris contact avec la municipalité.
Mais surtout remercier Madame Ferréol, maire de Marennes, qui a de suite saisi toutes les ambiguïtés de la situation existante concernant l’histoire locale. Ainsi avec son conseil municipal, il a été décidé de donner suite à cette proposition, de prendre en main, conjointement avec Carré Blanc le projet d’un livre sur notre commune.
Alors la compétence qui nous manquait tant, les Éditions Carré Blanc nous l’a apportée.

Monsieur Thierry Giraud, archiviste souvent consulté, a été d’un précieux encouragement. Les bonnes volontés sollicitées se sont retrouvées, totalement investies et solidaires. Une véritable passion a animé cette équipe, la rendant persévérante, complémentaire, humble pour très simplement se corriger mutuellement, bref un vrai plaisir dans une énorme tâche. Nous avons été constamment épaulés par l’aide des secrétaires de mairie, par Madame le maire, véritable encyclopédie des événements locaux. Très vite nous avons mis des « garde-fous » en inventant des mots comme « marenniser », c’est-à-dire rester essentiellement centrés sur la vie de la commune par rapport aux généralités. Bien sûr, un livre, pour se construire doit s’appuyer sur les archives municipales d’abord, puis départementales mais aussi sur les témoignages soigneusement recoupés, les documents, les écrits (les rumeurs circulant ici ou là, attestant que des personnes anciennes, nées au village, écrivaient son histoire, se sont révélées exactes.
Nous avons retrouvé ces éléments de travail et ces textes qui nous ont beaucoup aidés), photographies, articles de journaux.
Rendons ici hommage à la presse locale et notamment Le Progrès qui a joué le rôle de petite mémoire fidèle même si l’on regrette un peu le manque d’assiduité. Marennes n’est pas le nombril régional, mais quelques Marennois ont soigneusement conservé de nombreuses coupures de presse. Notre appel, pour la collecte des documents et photos a démarré lentement mais sûrement et par à-coups. Un peu comme si, au début, l’on ne croyait pas trop à notre projet. Nous avons invité bon nombre d’habitants anciens et nouveaux, sollicité les associations, le personnel enseignant d’hier et d’aujourd’hui. Nous avons réalisé bon nombre de visites chez l’habitant notamment les anciens. C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle, alors notre cœur se remplissait.

Nous voudrions déjà ici remercier chaleureusement toutes les personnes qui sont venues, nous ont accueillis, ont prêté, se sont elles-mêmes prêtées au jeu des démonstrations dans la manière d’utiliser les outils. Il restait à veiller constamment sur nos sentiments qui ne devaient en aucune manière prévaloir car seule la vérité compte et parfois dans son contexte dur et froid. Il peut arriver ici ou là que des sujets dits « sensibles » soient abordés. Ils le sont parce qu’ils ont existé et si nous ne sommes pas des historiens, nous sommes encore moins des juges. Un appareil photo explique bien cela : il a un objectif et se contente d’enregistrer ce que le photographe voit.

Enfin, tout n’a pu être abordé, il y aura forcément des « oublis », des imperfections, nous nous sommes efforcés de penser à tout mais chacun sait que l’on ne sait jamais tout. Plus on avance dans la vie et plus la modestie s’impose à nous tant on se rend compte que ce sont les événements qui nous façonnent. Nous ne nous façonnons pas nous-mêmes. En découvrant davantage les anciens qui nous ont laissé le village en héritage, nous avons aussi beaucoup appris sur nous. Il est aussi très émouvant de découvrir au fil du temps, pas à pas, tout ce qui a fait notre village d’aujourd’hui. Nous espérons que cet ouvrage fera aimer le village avec tous ses avantages et ses inconvénients, ses contrastes, tout comme sa situation géographique et topographique en est une représentation.
La très belle colline au printemps ou à l’automne, (la première en venant du nord), donne toute sa beauté au village blotti contre elle, mais peut devenir la source de bien des soucis dans des périodes météorologiques désastreuses. Elle est un attrait pour les cyclistes qui viennent affronter les premières côtes, mais oublient souvent que : entre converser à plusieurs de front ou courir, il faut choisir. Nos routes de campagnes, si elles sont encore tranquilles, restent étroites. La colline est la récompense des randonneurs qui découvrent en quelques pas, un magnifique panorama presqu’à 360 degrés. Depuis le massif du Pilat au sud- ouest, en passant par la vue sur les monts du Lyonnais, à l’ouest, et remontant vers le nord la ville de Lyon qui d’ici, semble s’étendre au pied du mont Cindre et faire corps avec Vénissieux.
Enfin, à l’est, les Alpes avec le Mont Blanc bien visible certains jours. Elle permet de voir et situer les nuisances avec deux menaces potentielles, très contrastées par leur genre et la couleur de leur fumée (l’une au nord-ouest, la raffinerie de Feyzin avec sa torche déployant certains jours une très longue fumée noire ; l’autre au nord- est, la centrale du Bugey se rendant très visible par son énorme panache de fumée blanche). Enfin nous espérons que nous ne verrons pas au centre se construire le tracé aberrant du Contournement ferroviaire de l’Agglomération lyonnaise (CAFAL), tracé qui devrait sortir de terre sur un énorme viaduc, qui enjamberait l’A46 compte tenu de la nappe phréatique.

Comme pour l’histoire, il faut prendre de la hauteur pour mieux recentrer, situer et comprendre tous les événements. Ce livre se devait d’être réalisé, comme le premier résumé de l’histoire de Marennes. Nous espérons simplement qu’il donnera envie à d’autres, d’approfondir, d’élargir les recherches et de se passionner à son tour pour ce petit coin de France en limite de deux départements. Et c’est grâce à toutes les collaborations des habitants que Du côté de Marennes – Lou fil dou tan sera entre nos mains.
Cet ouvrage fera désormais partie de notre patrimoine commun…


L'équipe d'édition, 
Monique Monneret, Marie- Noëlle Perrier et Jean Pillon.

Parution avril 2013



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